Legault souhaite une « évolution tranquille » contre le racisme

Écrit par sur 8 juin 2020

Le premier ministre du Québec, François Legault, dit souhaiter s’attaquer au racisme et faire disparaître « une fois pour toutes ce mal qui ronge notre société ».

Lors de son point de presse de lundi, M. Legault a ainsi appelé à une « évolution tranquille », une soixantaine d’années après la Révolution tranquille, au cours de laquelle la société québécoise s’est notamment libérée du carcan de l’Église catholique.

Je pense que tous les Québécois s’entendent pour dire qu’il faut faire quelque chose, et qu’il faut le faire ensemble pour en finir avec le racisme, a déclaré le premier ministre.

Toujours selon ce dernier, la société québécoise peut s’inspirer de la précédente lutte pour les droits des francophones, ainsi que du combat toujours en cours pour l’égalité hommes-femmes pour s’attaquer au problème du racisme.

Pour ce faire, son gouvernement entend préparer une politique sur le racisme, notamment en tenant des consultations. Ladite politique pourrait être présentée au cours des prochains jours, a ajouté M. Legault. D’autant plus, a-t-il dit, qu’il est urgent de combattre ce phénomène délétère.

Des milliers de personnes ont manifesté dans le calme dimanche 7 juin 2020.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Un racisme « systémique », ou pas?

Le premier ministre a cependant encore refusé d’évoquer l’existence d’un « racisme systémique » au sein de la société québécoise.

On n’est pas en train de faire le procès des Québécois, mais il y a du racisme au Québec, a-t-il martelé, avant d’appeler à éviter de se diviser sur un ou plusieurs mots.

Je suis pragmatique; je veux des solutions pragmatiques dans plusieurs secteurs pour lutter une fois pour toutes contre le racisme, a encore ajouté M. Legault.

Cette volonté de s’attaquer à ce problème explique aussi le fait que des milliers de personnes ont pu se rassembler, un peu partout au Québec, pour manifester contre le racisme systémique et les violences policières, même si cela allait à l’encontre des directives en matière de santé publique. J’ai fait le choix de ne pas interdire les manifestations; je comprends que des Québécois aient un ras-le-bol, a mentionné le chef du gouvernement.

Celui-ci ne ferme par ailleurs pas la porte à l’idée que les policiers québécois puissent porter des caméras personnelles pour améliorer la transparence des forces de l’ordre. Un peu plus tôt, lundi, le premier ministre Justin Trudeau s’est lui aussi montré favorable à ce changement.

Je pense qu’il ne faut rien exclure, il faut consulter, peser les pour et les contre, a souligné M. Legault en conférence de presse.

Et dans la perspective de la lutte contre le racisme au sein de la société québécoise, le chef caquiste a aussi souhaité voir la disparition du profilage racial perpétré par les forces de l’ordre.

De là à envisager une réduction du financement des corps policiers pour réinvestir l’argent dans les soins en santé mentale, par exemple, François Legault juge qu’il y a un pas. : réduire le racisme dans la police et améliorer le soutien en santé mentale.”,”text”:”Je pense qu’il faut investir en santé mentale, bien sûr, mais je ne vois pas pourquoi on devrait réduire le financement des corps policiers. On devrait travailler sur les deux dossiers : réduire le racisme dans la police et améliorer le soutien en santé mentale.”}}” lang=”fr”>Je pense qu’il faut investir en santé mentale, bien sûr, mais je ne vois pas pourquoi on devrait réduire le financement des corps policiers. On devrait travailler sur les deux dossiers : réduire le racisme dans la police et améliorer le soutien en santé mentale, a-t-il déclaré.


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