COVID-19 : les nouvelles directives de Québec aux commerces alimentaires

Écrit par sur 31 mars 2020

Depuis une dizaine de jours, Franck Hénot doit gérer les humeurs de certains clients. Le propriétaire de l’Intermarché Boyer, à Montréal, déjà bien occupé à garnir au mieux les rayons de son commerce montréalais, a décidé de restreindre l’accès de son établissement à un seul membre d’une famille à la fois.

Au total, seulement 25 personnes peuvent d’ailleurs être présentes en même temps dans le magasin, et une file d’attente de fortune, avec des cônes orange pour illustrer la distanciation nécessaire, a été mise en place en fin de semaine passée.

D’autres commerces ont opté pour des mesures similaires.

ans, qu’il ne pouvait pas entrer. Une chance que notre gardien était là, car il a voulu m’attraper.”,”text”:”On fait ça pour la sécurité des clients et de mes employés, affirme Franck Hénot. Mais même si j’ai eu des applaudissements, ça m’a aussi valu une déferlante de critiques. L’autre jour, j’ai dit à un père, qui était avec sa fille de 7ans, qu’il ne pouvait pas entrer. Une chance que notre gardien était là, car il a voulu m’attraper.”}}” lang=”fr”>On fait ça pour la sécurité des clients et de mes employés, affirme Franck Hénot. Mais même si j’ai eu des applaudissements, ça m’a aussi valu une déferlante de critiques. L’autre jour, j’ai dit à un père, qui était avec sa fille de 7 ans, qu’il ne pouvait pas entrer. Une chance que notre gardien était là, car il a voulu m’attraper.

Les gens doivent s’organiser pour venir seuls à l’épicerie ou ne pas venir pour simplement une facture de 13 $. Il faut que ce soit clair.

Selon le gouvernement, cette initiative fait partie des bonnes pratiques à encourager. Elle est d’ailleurs mentionnée dans une liste publiée mardi à destination des établissements alimentaires. Il ne s’agit donc pas d’une obligation, mais d’une série de recommandations.

On y retrouve notamment le refus temporaire des tasses réutilisables, l’invitation faite aux clients d’emballer eux-mêmes leurs produits ou encore l’installation de produits désinfectants pour le lavage des mains des clients à leur entrée en magasin et à leur sortie.

Les commerçants sont également invités à renforcer la fréquence de nettoyage des paniers d’épiceries, des caisses et des comptoirs.

En revanche, Québec ne recommande pas le port de gants pour manipuler les aliments. Cette idée donne plutôt une fausse impression de sécurité. Un lavage des mains fréquent est plutôt de mise.

Les livraisons toujours autorisées le dimanche

Le gouvernement du Québec a ordonné la fermeture de la plupart des commerces le dimanche, pendant tout le mois d’avril. Les livraisons à domicile, précise Québec, restent néanmoins possibles. Cela permettra de travailler à réduire le délai d’attente des commandes, souligne Mathieu Saint-Amand, porte-parole du ministre de l’Économie et de l’Innovation. En revanche, le ramassage à l’auto sera interdit. Par ailleurs, les établissements pourront toujours embaucher le dimanche quelques employés pour la gestion des stocks et le remplissage des allées.

Que se passe-t-il s’il y a un cas positif dans une épicerie ?

Lundi après-midi, le Provigo situé dans le quartier Jean-Talon à Montréal a fermé temporairement ses portes. Sur sa page Facebook, l’établissement a indiqué que l’un des employés a été déclaré positif à la COVID-19.

Quelques heures plus tard, mardi matin, ce commerce a pu rouvrir ses portes. Nous avons fait appel à une firme spécialisée pour procéder à une désinfection de fond en comble, a mentionné l’enseigne, qui a également envoyé un courriel à ses clients qui, vraisemblablement, avaient donné leurs coordonnées pour obtenir une carte de fidélité.

Dès qu’un cas positif est déclaré, on est en collaboration avec la santé publique, précise Jean-François Belleau, directeur des relations gouvernementales au Conseil canadien du commerce de détail.

Après une désinfection du magasin, on le rouvre. Un supermarché est très important en ce moment. La population doit toujours avoir accès à l’alimentation.

Québec, de son côté, a fait parvenir mardi un guide aux établissements alimentaires qui pourraient être touchés. On y retrouve des consignes classiques, comme l’isolement des personnes ayant été en contact avec le cas confirmé.

Dans le cas où un manipulateur d’aliments est diagnostiqué positif à la COVID-19, le rappel ou l’élimination des aliments n’est pas requis si les mesures d’hygiène habituelles et l’étiquette respiratoire ont été respectées, peut-on par exemple lire.

En cas de doute, dans la mesure du possible et afin de limiter le risque, les aliments manipulés qui sont encore sur place peuvent être cuits ou réchauffés (63 °C durant 4 minutes ou 60 °C durant 30 minutes) avant d’être servis, est-il ajouté.

Il est également demandé aux commerces d’être transparents et d’informer rapidement leurs clients.


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