Des actions réclamées pour encourager les femmes à se lancer en politique

Écrit par sur 9 mars 2020

Si plusieurs politiciennes sont bien connues en Estrie, reste qu’elles demeurent sous-représentées au sein de tous les paliers gouvernementaux. Plusieurs demandent à Québec d’en faire plus pour inciter des femmes à se lancer dans l’arène politique.

À l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, trois politiciennes, issues des trois paliers de gouvernement, ont parlé d’une seule et même voix pour illustrer les difficultés de la vie politique.

Pour la députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie, la conciliation travail-famille n’est pas toujours facile quand elle siège à Québec une bonne partie de la semaine.

C’est certain que c’est un pensez-y-bien quand on veut faire de la politique provinciale ou fédérale, révèle-t-elle. Ça veut dire qu’on n’est pas à la maison plusieurs jours par semaine, ça prend un bon allié.

La réalité d’avoir une famille doit être représentée à l’Assemblée nationale

Même son de cloche pour la mairesse de Magog, Vicki May-Hamm. C’est encore une grosse responsabilité sur les épaules des mamans, même si les hommes sont plus modernes et qu’ils participent plus au niveau de l’éducation des enfants, indique-t-elle.

Selon le conseil du statut de la femme, 32 % des conseillères municipales au Québec sont des femmes et 27 % sont députées provinciales. Par contre, seulement 17 % occupent le poste de mairesse.

C’est assez nouveau qu’il y ait autant de femmes en politique. Elles veulent être conseillères avant de se présenter [à la mairie]. D’ailleurs, c’est ce que je recommande à tout le monde parce que ça ne s’apprend pas sur les bancs d’école, partage la mairesse de Magog.

Annie Godbout, entourée de plusieurs conseillers municipaux.

Photo : Radio-Canada

Selon la conseillère municipale Annie Godbout, il faut mieux éduquer les jeunes pour augmenter le nombre de femmes en politique. J’étais assez stupéfaite vendredi dernier lorsque l’ONU a démontré que 51,5 % des Canadiens sont réticents à faire une place aux femmes en politique et en affaires.

Christine Labrie souhaite pour sa part que les partis adoptent des mesures paritaires. Je pense que tout le monde souhaiterait que ce soit bien balisé, qu’on puisse avoir accès au même type de régime parental que tout le monde, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

La députée de Québec solidaire espère également un changement d’attitude chez certains collègues masculins à l’Assemblée nationale. Je vois encore des attitudes un peu paternalistes de la part de certains ministres, par exemple qui répondent à une femme lors de la période des questions sur un ton dont on sait qu’ils l’utiliseraient pas envers un homme. On voit encore ça trop souvent.


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